Dans son discours du 9 octobre devant le Parlement, le Roi Mohammed VI a fixé le cap de la nouvelle législature : accélérer la transformation économique du Maroc et placer la jeunesse au cœur des politiques publiques. Le Souverain a appelé à renforcer la souveraineté du Royaume dans des secteurs stratégiques, à encourager l’investissement et à donner davantage de responsabilités au secteur privé. Il a également insisté sur l’éducation, la qualification et l’insertion économique des jeunes, dans un pays où le chômage et l’exclusion du marché du travail restent des défis majeurs. Deux priorités qui sont étroitement liées : sans croissance créatrice d’emplois, difficile de répondre aux attentes de la jeunesse ; sans compétences et sans perspectives pour les jeunes, difficile de construire une économie plus compétitive.
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Pouvoir d’achat, retraites, salaires : Voilà ce qui attend le nouveau gouvernement dès son arrivée
Le prochain gouvernement marocain n’aura guère de période de grâce sur le front social. L’Union marocaine du travail, l’UMT, réclame déjà des hausses générales de salaires et de pensions, un allègement de l’impôt sur le revenu et des mesures pour freiner la hausse des prix. Certaines de ses revendications rejoignent les engagements électoraux du PAM notamment sur la fiscalité des salaires et les retraites. Mais entre les promesses, les contraintes budgétaires et les réformes nécessaires, la marge de manœuvre du futur exécutif reste à préciser. Le pouvoir d’achat sera-t-il le premier grand test du nouveau gouvernement, et comment transformer ces engagements en mesures concrètes pour les salariés et les retraités ?
Invités : Mostapha El Jai, professeur universitaire à l'Université Hassan II de Casablanca et conseiller auprès du Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l'Innovation et Mohamed Douyeb, journaliste et communicant